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Acheter moins…

80 milliards de vêtements sont produits dans le monde. Chaque année. C’est déjà difficile de se représenter un milliard, alors 80 ! Mais les choses deviennent inconfortables quand on prend le temps de compter les pièces de sa garde-robe, une à une. Sans oublier les vestes de ski à la cave, les sacs à main rangés sous la penderie et les paires de chaussures éparpillées dans tout l’appartement.

Pour reprendre la formule de simplicitevolontaire.org : Ad vitam aeternam ? Non. Jusqu’à ce qu’on frappe le mur. Et il approche. Rapidement.

Voyons donc comment rattraper une ou deux mailles.

S’affranchir des diktats de la mode

Parce que, honnêtement, c’est quoi la « mode » ? On en aurait bien mis la définition dans notre glossaire (Le Petit Robert nous dit : habitudes collectives et passagères en matière d’habillement), mais la mode est indescriptible, éphémère et en tout cas pas universelle. Elle diffère selon les goûts, la morphologie et la personnalité. Ah ! la personnalité. Ce qui fait l’individualité d’une personne morale.

La mode est un business très lucratif pour les grandes enseignes. Pour garder le rythme, elles ont trouvé la parade : la fast-fashion. Toutes les trois semaines environ, une nouvelle collection sort. À ce rythme, difficile d’offrir un produit de qualité. Sans parler du respect de l’environnement ou des travailleurs.

Les basiques

Ce sont des pièces sobres et bien coupées, intemporelles et indémodables. On prend le temps de les choisir avec soin, pour qu’elles soient de qualité et qu’elles durent, parce qu’on va les porter souvent.

Le jean slim, les bottines ou les t-shirt col en V sont « à la mode » en ce moment ? Ça nous fait une belle jambe si ces pièces ne conviennent pas à notre morphologie. On choisit donc des basiques aux couleurs sobres qui se marient avec tout et on amène sa personnalité et son style avec les accessoires.

Pour les femmes, ce sont par exemple le jean droit brut, porté avec des souliers ou des ballerines en journée et avec des escarpins le soir, ou la fameuse petite robe noire qui constitue une tenue classique ou décontractée en fonction des accessoires.

Pour les hommes, le jean est aussi un incontournable, porté avec des souliers ou des baskets, comme le t-shirt blanc ou gris chiné, qui constitue autant une tenue décontractée que plus habillée.

La garde-robe responsable est… à notre image !

Maintenant qu’on se méfie des grandes chaînes de prêt-à-porter et qu’on a constitué ses basiques de qualité, on peut respirer un peu.

Comme on tient aux pièces qu’on s’est offertes, on va les choyer tout au long de leur vie. Le reste viendra tout seul. Le principal est de réfléchir aux choix qui nous conviennent, de trouver notre formule. Certains ne veulent plus contribuer à ce cercle vicieux et choisissent de s’habiller uniquement en deuxième main, d’autres sont particulièrement attentifs au pays de fabrication du vêtement ou à la matière qui le constitue, d’autres encore préfèrent s’offrir des vêtements neufs produits de manière responsable.

Il existe beaucoup de solutions et, chez FAIR’ACT, on pense qu’elles sont encore plus efficaces combinées !

Le minimalisme
(pour les avancé-e-s)

Ça paraît compliqué de faire le tri dans sa garde-robe. Répartir ses vêtements par catégorie peut aider :

  • ceux qu’on porte régulièrement
  • ceux qu’on porte rarement mais dont on ne se séparera pour rien au monde
  • le reste

 

En mode minimaliste, on se débarrasse de la pile « reste ». Oui, parce qu’il paraît que le dressing idéal est composé de 33 pièces.