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Ce sont les personnes informées et convaincues qui sont les plus convaincantes ! *

Découvrez dans les mois qui viennent des témoignages
de citoyens, ONG, boutiques ou entreprises.

Changer les habitudes de consommation
avec 4 enfants c’est un vrai défi et pourtant…

Merci à Isaline pour son témoignage !

Isaline, 36 ans,
Eclépens (VD)

Son blog
thereseandthekids.ch

Avant, j’étais le genre de femmes à passer un samedi à dévaliser les magasins et le genre de maman à commander la énième paire de chaussures pour sa fille pour qu’elle puisse la mettre avec sa petite robe bleue. Je ne réfléchissais pas. Mon dressing était immense et débordait de vêtements que je ne portais pour la plupart qu’une seule fois.

J’ai ensuite pris conscience de notre impact écologique et des conséquences du changement climatique. Mais même en étant informée, je restais dans cette espèce de bulle en me disant que cela ne servait à rien de faire plus d’efforts, que d’autres en faisaient bien moins et que je n’arriverais jamais à être irréprochable. Et puis, un jour, j’ai entendu Pierre Rahbi citer la fameuse légende du colibri :

Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Alors j’ai su que peu importe ce que les gens disent et peu importe si nos actions ont peu de répercussions sur le réchauffement global, nous devions faire notre possible à notre échelle et en fonction de notre contexte familial.

Changer les habitudes de consommation en matière de vêtements, c’est un vrai défi avec 4 enfants ! Pour atteindre notre objectif, nous avons investi dans une machine à coudre. Elle a, entre autres, déjà sauvé plusieurs pantalons d’enfant… Les habits des aînés sont gardés pour les suivants, transmis aux amis ou revendus en seconde main.

Nous gardons ceux que nous pouvons détourner, customiser ou réutiliser pour des costumes, des bricolages ou des habits de poupée. Nous fréquentons les vide-greniers, les boutiques de seconde-main et les trocs de notre région. Chaque fois que nous le pouvons, nous privilégions des habits confectionnés en Suisse ou en Europe et dont nous connaissons la traçabilité.

Aujourd’hui, mon armoire est quatre fois plus petite qu’avant et pourtant je n’ai pas la sensation de manquer de quoi que ce soit. Au contraire. Réduire ne veut pas dire se priver en qualité ou en quantité. Réduire signifie réfléchir ses achats, acheter en cas de besoin un vêtement qui nous plait vraiment, un basique qui puisse passer les saisons et les modes.

C’est vrai que nous allons encore dans des grandes enseignes pour quelques pièces. Nous ne sommes pas irréprochables et c’est encore parfois plus « facile » d’y faire vite un détour en cas de besoin. Cependant, je tiens à jour une liste de nos besoins sur mon téléphone (une paire de basket, un t-shirt noir, etc)  et je la consulte avant chaque passage en caisse avec la fameuse question « En ai-je vraiment besoin ? » Nous avons, grâce à cette méthode, déjà évité de nombreux achats compulsifs.

FAIR’ACT signifie pour nous être conscients de notre manière de consommer qui doit être en accord avec nos valeurs. Réduire nos achats vestimentaires nous a permis de dégager du temps (moins de lessives, moins de rangement) pour profiter de choses qui n’ont pas de prix, comme une balade en forêt.

Qui a dit que la broderie
c’est pour les vieux ?

Merci à Paulin pour sa créativité !

Paulin, 17 ans,
Lausanne (VD)

Un jour, dans l’atelier de costumes de ma mère, j’ai aperçu puis emmené avec moi une chemise bleue, épaisse, qui allait – j’en étais convaincu – enrichir ma garde-robe.

Excité et réjoui, je l’emporte rapidement chez moi et la dépose avec soin sur un cintre. Mais soudain, horreur : je constate avec effroi une tache de colle totalement immonde et indélébile qui salit le dos de ma chemise…

Le doute s’installe, les interrogations, la remise en question et la perte d’espoir. Cette chemise ne pourra-t-elle jamais être portée? Dois-je déjà dire adieu à cette pièce rare que je voyais briller parmi mes pantalons et mes chaussettes?

C’est à ce moment précis qu’intervient l’élan et l’enthousiasme. Au lieu de jeter la chemise, ma mère me suggère de recouvrir la répugnante tache de colle par une douce et délicate broderie. Je suis séduit par la proposition et me mets au travail. Je me munis alors de matériel de base, de fils et d’aiguilles, et entreprends avec courage et détermination la création d’une rose (oui, une rose) brodée, faite de couleurs subtiles et variées.

En m’inspirant, sur Internet, de modèles, de collections et d’esthétiques, je parviens à réaliser une somptueuse broderie, à sauver ma chemise, et à personnaliser un vêtement.

Et grâce à cette touche d’artisanat, l’habit devient inédit, et mon style est plus riche, plus subtil et plus original.  D’ailleurs, j’ai à ce jour élargi la pratique de la broderie aux jeans et aux chaussettes !



FAIR’ACT est fier de vous présenter
son premier témoignage.

Merci à Shashi pour son enthousiasme !

Shashi, 35 ans,
Vufflens-la-Ville (VD)

Comme tout le monde, je suis consommatrice de vêtements. Jusqu’il y a peu – et ça me fait bizarre de l’avouer -, j’avais pour habitude d’acheter sans me renseigner sur la provenance ou la traçabilité de l’habit.. Je me suis toujours dit que si tout le monde faisait ainsi il n’y avait pas de raison que je fasse différemment. Mais c’était une erreur. Il s’agit justement de modifier sa propre conscience et de sortir du « faire comme tout le monde » pour aller vers un « agir ensemble »…

Née en Suisse et originaire de l’île-Maurice, je suis sensible à la migration, au mouvement des objets, des vêtements et des individus. Mais je trouvais important de correspondre à une image de mode actuelle, ce qui m’empêchait d’aller plus loin dans mes réflexions. Je me maintenais dans ce confort en évitant de penser à tout ce que ce phénomène engendrait et détruisait : les personnes qui travaillent tout au long de la chaîne de production, leurs conditions de vie, de travail, d’hygiène, le transport, etc. Tout ça pour un bout de tissu…

Désormais, je me renseigne, je regarde les étiquettes des vêtements, discute avec les vendeurs, les questionne et veille à acheter un vêtement seulement lorsque c’est vraiment nécessaire. Je tâche également de multiplier les échanges de vêtements.

Je suis par ailleurs très engagée au sein d’une société de gymnastique. C’est magnifique de voir les performances sur scène des gymnastes et de leurs vêtements de couleurs ! Mes réflexions m’ont également conduit à questionner la provenance de cette masse d’habits. Là également, il est désormais important pour moi, lors du prochain changement des tenues, de mieux me renseigner pour garantir une certaine traçabilité et éthique de leur production. J’ai ainsi apprécié pouvoir contacter FAIR’ACT pour en discuter et essayer de trouver des pistes d’amélioration.

Aujourd’hui, je me rends compte que changer sa façon de penser et vouloir se renseigner sur la provenance des vêtements, c’est un pas énorme. Faire différemment pour les prochains achats, c’est le message simple et positif que je transmets à mon entourage.. Cela a été un nouveau déclic. J’essaie de faire évoluer notre façon de vivre et de « faire acte » au sein de la famille. Le vélo est plus utilisé, le marché bio le plus proche est plus fréquenté, de la nourriture bio et/ou locale est majoritaire dans notre frigo, les notions d’écologie sont discutées avec nos enfants, je ne fréquente plus certaines chaînes de magasin de vêtements, je m’assure de la provenance des vêtements, j’essaie de moins consommer et de faire tourner les habits entre les personnes, je cherche différentes manières de réutiliser du PET, du carton et d’autres matières afin de les recycler sous d’autres formes chaque fois que c’est possible.

Je me sens aussi mieux avec ma conscience. Des petits gestes pour penser plus loin…

FAIR’ACT ensemble, la première fois c’était le 8 avril 2017 !

Images de notre photomaton installé lors de l’inauguration de fairact.org, dans la boutique ateapic à Lausanne.

* C’est scientifiquement prouvé : votre geste va inciter d’autres et ainsi démultiplier votre engagement !