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Ce sont les personnes informées et convaincues qui sont les plus convaincantes ! *

Découvrez dans les mois qui viennent des témoignages
de citoyens, ONG, boutiques ou entreprises.

The Beaufort

Pierre-Michel, 24 ans….


Pierre-Michel,
Lausanne

 

Beaufort, c’est le nom de l’amiral anglais qui, en 1805, a créé une échelle pour mesurer la vitesse du vent et l’état de la mer. C’est aussi le nom du modèle de veste Barbour[1] que j’ai acheté en écosse en 1994. Alors étudiant en droit, cette veste était au comble de la mode dans les auditoires. Son côté classique et rustique, noble et paysan, agricole et urbain correspondait bien à l’ambiance de la Faculté de droit de l’Université de Lausanne de l’époque.

A la fin de mon cursus, j’ai entrepris un voyage en Ecosse. Acquise sur place, dans un vieux magasin tout de boiseries sombres et de tartans tendus aux murs, typique du centre-ville d’Édimbourg, cette veste m’a accompagné lors de longues pérégrinations dans la lande, le long des rives du Loch Ness entre Drumnadrochit et le Château d’Urquhart, sur le pont reliant Kyle of Localsh à l’île de Skye, dans les rues sombres d’Édimbourg, à une époque de ma vie sentimentalement assez tempétueuse…Le seul bon choix effectué dans cette période houleuse fût sans doute l’achat de quelques bouteilles de whiskey, de cette veste et de sa doublure en fausse fourrure acrylique. Fabriquée au Royaume-Uni en coton égyptien avec une fermeture éclair en laiton, un col en velours et une doublure en tartan exclusif, elle arbore fièrement en son intérieur, les armoiries de la reine Elizabeth II, du duc d’Édimbourg et du prince de Galles.

La particularité des vestes Barbour, c’est qu’elles sont enduites de cire ce qui les rend particulièrement résistantes aux intempéries. A l’achat, on vous conseille de faire l’acquisition d’une boîte de cire et d’une éponge pour la réimperméabiliser naturellement. Sur la doublure intérieure figurent, en dessous des armoiries royales, un long et complet descriptif d’entretien : pas de lavage en machine, pas de séchage, pas de produits chimiques. Si vous suivez ces recommandations, votre veste durera des années…Si, comme moi, vous n’êtes pas bricoleur, il existe un service qui se chargera de lui redonner son lustre. En Suisse, c’est l’entreprise REWAX de Fritz Allenbach[2] qui se charge de l’opération moyennant une participation de CHF 85.- plus les frais d’envoi.

Aujourd’hui, vingt-quatre ans plus tard, ma Barbour Beaufort, je l’utilise toujours et encore ! Particulièrement les jours de pluie, lorsqu’il s’agit de sortir mon chien (un magnifique scottish terrier couleur whiskey !). Sa grande poche besace permet d’emmener quelques accessoires utiles comme une bouteille de whiskey et un tube à cigares. Choyer ce vêtement durant toutes ces années, retrouver son odeur si particulière à chaque cirage, cela me ramène à chaque fois un peu en Ecosse…

 



[1] J. Barbour and Sons Ltd est une entreprise britannique fondée en 1894 par John Barbour renommée pour ses vestes en toile enduites d’huile puis par la suite de cire : « wax jacket ». De nos jours, c’est toujours une entreprise familiale depuis cinq générations, dirigée par deux femmes, Margaret Barbour et Helen Barbour, sa fille, comme vice-présidente. Pour en savoir plus on se référera utilement à la page Wikipedia et au site de l’entreprise: https://fr.wikipedia.org/wiki/J._Barbour_and_Sons

https://www.barbour.com/corporate-social-responsibility-ethical-trading-statement
https://www.barbour.com/eu

[2] REWAX  – Fritz Allenbach  Bergblumenstrasse 42  8408 Winterthur+41 79 736 58 13  f.allenbach@bluewin.ch

Tricoter avant de savoir lire

Merci à Cécile pour sa créativité !

Cécile Pittet, 52 ans,
Fribourg

Infirmière-indépendante
co-fondatrice d’Atout Vrac

www.atoutvrac.com

C’est Jeanne, ma grand-mère, qui m’a transmis sa passion du tricot avant même que je ne commence l’école. Grâce à sa patience, le point « mousse » n’avait bientôt plus de secret pour moi. Et j’ai toujours tricoté depuis !

En primaire, mes maîtresses d’ouvrages m’ont donné le sens du travail bien fait. Plus tard, ma grand-mère était là pour me guider lorsque j’ai réalisé plusieurs paires de chaussettes pour mon amoureux qui accomplissait alors son école de recrue. Plus de trente ans après, Alain en porte encore certaines, ce qui montre bien que la pure laine est un matériau résistant.

Jeune adulte, il m’est arrivé d’offrir à des amies un « bon-tricot » comme cadeau d’anniversaire. Je donnais ensuite forme au pull ou à la jaquette de leur choix d’après catalogue. Quand ma fille était enfant, j’ai bien sûr fait des choses pour elle. Maintenant Adrienne réalise elle-même ses travaux d’aiguilles. En somme, je crois avoir davantage tricoté pour les autres que pour moi-même.

Tricots solidaires

Ma première expérience de tricot solidaire a été de soutenir la lutte contre le cancer du sein. Avec ma fille, nous avons tricoté des carrés roses avec de la laine héritée de ma grand-mère. Les carrés cousus devaient former un nœud géant, symbole de la cause.

Depuis plusieurs années, je soutiens l’association TADRA qui vient en aide à des orphelins du Tibet : soit en confectionnant chaussettes, bonnets, écharpes, doudous, etc. que M. Beat Renz, une des personnes de contact, apporte directement sur place, soit en réalisant d’autres pièces de vêtements vendues lors de marchés dans le canton de Fribourg.

Comme mon entourage, privé et professionnel, connait mon engagement solidaire, je reçois laine et coton en grandes quantités. Je suis très heureuse de transformer ainsi des matières déjà existantes (et non pas achetées exprès), cela les valorise et leur évitant d’être jetées : des restes de laine à chaussettes peuvent devenir des bonnets bien chauds ou des poupées colorées !

Par ailleurs, je partage la philosophie de FAIR’ACT qui encourage à acheter d’occasion, à recycler et surcycler.

Une activité sociale

Tricoter seul-e chez soi c’est bien, tricoter en groupe c’est encore plus sympathique ! Une fois par mois, je passe une soirée avec d’autres dames. Certaines tricotent pour elles-mêmes, d’autres pour des projets humanitaires. Ces rencontres, organisées par l’association du quartier d’Alt à Fribourg, sont ouvertes, chacun-e est libre d’y participer sans inscription. Les hommes sont aussi les bienvenus ! Mme Marthe Fontana, du magasin « Les Aiguilles à malices », est présente pour donner des conseils.

En-dehors de ces rencontres, j’ai toujours un ouvrage avec moi, que ce soit dans les transports publics ou en vacances. Je tricote quelques mailles en attendant le début de spectacles ou de concerts, y compris dans les églises, et même au camping du Paléo Festival, ce qui en étonne plus d’un ! Actuellement, je confectionne au crochet des sacs en filet dans l’optique du zéro déchet. Ce qui permet de joindre l’éthique et l’utile à l’agréable.

Tricoter en public ne laisse pas indifférent : les commentaires vont du sarcasme à l’admiration. Tant mieux si des personnes sont tentées de se remettre à tricoter en me voyant avec mes aiguilles et pelotes. Car tricoter est un loisir concret, ancré dans l’ici et le maintenant, et perméable aux interactions sociales : on peut le pratiquer en parlant, en philosophant ou en riant avec son voisin ou sa voisine. Le regard est tourné vers l’autre (même si on jette de temps en temps un œil à son ouvrage pour ne pas faire de faute), contrairement à celles-ci et ceux qui « hypnotisent » leur smartphone !

J’apprécie aussi le côté « méditatif » du tricot. Il a été démontré que cette activité calme, détend et rend plus heureux. Réaliser par soi-même une pièce de vêtement ou de décoration est aussi très gratifiant, ce qui se répercute sur le moral en augmentant la sensation de bonheur.

Et sinon, ringard le tricot ? Plutôt tendance, à voir le nombre croissant de jeunes gens (y compris des garçons) qui tricotent ou crochètent. Les initiatives privées comme les « Trico-thé » ou les « Café-tricot » fleurissent. Le tricot et le crochet ont un bel avenir et c’est tant mieux !

Le « Zéro déchet » concerne aussi les vêtements.

Merci à Nathalie pour son engagement !

Nathalie, 40+ ans,
Cottens (VD)

zerowasteswitzerland.ch
www.zerodechets.ch

Depuis 2014, avec notre famille (2 enfants de 12 et 13 ans), nous avons adopté un mode de vie zéro déchet/zéro gaspillage. D’abord un peu par curiosité, mais surtout dans le but de réduire les déchets et le gaspillage. On a vite compris que nous pouvons faire beaucoup plus que simplement recycler ! Le mode de vie et le principe des 5R de Béa Johnson nous a aidé à prendre conscience de notre consommation irrationnelle et à changer de comportement : nous avons cessé d’acheter des produits suremballés, et surtout nous avons commencé à dire « non merci » lorsque nous n’avions pas l’utilité de l’objet qu’on voulait nous offrir. Tout naturellement, nous avons débuté par l’achat en vrac dans les commerces de la région, au marché, ou directement chez le producteur. Dans la salle de bain, réduction du nombre de produits et retour au bon vieux savon dur et aux mouchoirs en tissu. Certains produits comme la lessive sont fabriqués à la maison – en mode DIY (do it yourself).

Et nous avons fini par réaliser que tout était lié. Les tas de déchets que l’on produit génèrent un gaspillage énorme (pas visible et bien caché), et les habits en font partie ! Je n’avais alors plus envie d’acheter des vêtements synthétiques, de mauvaise qualité et de source inconnue. J’en avais assez de ne pas savoir comment les ouvrières sont traitées, comment les ressources sont gérées, et comment les biens sont transportés. Les premiers mois, je n’avais pas besoin d’acheter de nouveaux habits, l’armoire débordait… Mais les enfants grandissent et nous avons fini par avoir besoin d’acheter de nouveaux vêtements. Nous avons alors ressenti de la frustration, car aucune indication sur la provenance réelle ou la démarche « RSE » (responsabilité sociétale des entreprises) n’était donnée sur les habits. Une sacrée découverte… Les grandes marques ne s’intéressent pas à leurs responsabilités et n’ont aucune sensibilité par rapport à l’éthique. Seul le bénéfice compte.

Aujourd’hui, nous achetons la plupart de nos habits en seconde main. Refuser le neuf et réutiliser, c’est une manière de faire durer une pièce fabriquée. Grâce au site de FAIR’ACT, nous avons découvert de bonnes adresses. Ce n’a pourtant pas été simple de trouver une veste qui plaise à une fille de 13 ans et qui remplisse mes attentes ! Nous avons cherché dans les marchés d’occasion, les foires d’échange et auprès d’amis, mais sans succès : nous avons donc dû faire des concessions sur cette veste, mais j’ai contacté le fabricant par écrit pour en savoir plus.

Contre toute attente, nous avons aujourd’hui plus de temps pour l’essentiel, pour vivre et passer de bons moments avec notre famille et nos amis. Cette situation me permet de développer des projets sur des thèmes environnementaux, entre autres la fondation de l’association ZeroWaste Switzerland qui accompagner la population suisse dans une réduction durable des déchets.

 

Animée par la mission de réduire les déchets et le gaspillage, j’ai trouvé le courage de quitter ma « boîte » et de revoir ma manière de faire les choses. Eviter les déchets et le gaspillage demande de réinventer et repenser la quasi-totalité des processus, routines, tâches, et la manière de consommer ; j’ai diminué la complexité, la longueur des chemins, et ainsi les déchets et le gaspillage. Je me sens utile, mon travail est valorisé et l’échange avec les autres m’aide à trouver des solutions, développer des idées, les exploiter et prendre des risques.

Tout le monde peut ainsi profiter de la valeur créée !

Changer les habitudes de consommation
avec 4 enfants c’est un vrai défi et pourtant…

Merci à Isaline pour son témoignage !

Isaline, 36 ans,
Eclépens (VD)

Son blog
thereseandthekids.ch

Avant, j’étais le genre de femmes à passer un samedi à dévaliser les magasins et le genre de maman à commander la énième paire de chaussures pour sa fille pour qu’elle puisse la mettre avec sa petite robe bleue. Je ne réfléchissais pas. Mon dressing était immense et débordait de vêtements que je ne portais pour la plupart qu’une seule fois.

J’ai ensuite pris conscience de notre impact écologique et des conséquences du changement climatique. Mais même en étant informée, je restais dans cette espèce de bulle en me disant que cela ne servait à rien de faire plus d’efforts, que d’autres en faisaient bien moins et que je n’arriverais jamais à être irréprochable. Et puis, un jour, j’ai entendu Pierre Rahbi citer la fameuse légende du colibri :

Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Alors j’ai su que peu importe ce que les gens disent et peu importe si nos actions ont peu de répercussions sur le réchauffement global, nous devions faire notre possible à notre échelle et en fonction de notre contexte familial.

Changer les habitudes de consommation en matière de vêtements, c’est un vrai défi avec 4 enfants ! Pour atteindre notre objectif, nous avons investi dans une machine à coudre. Elle a, entre autres, déjà sauvé plusieurs pantalons d’enfant… Les habits des aînés sont gardés pour les suivants, transmis aux amis ou revendus en seconde main.

Nous gardons ceux que nous pouvons détourner, customiser ou réutiliser pour des costumes, des bricolages ou des habits de poupée. Nous fréquentons les vide-greniers, les boutiques de seconde-main et les trocs de notre région. Chaque fois que nous le pouvons, nous privilégions des habits confectionnés en Suisse ou en Europe et dont nous connaissons la traçabilité.

Aujourd’hui, mon armoire est quatre fois plus petite qu’avant et pourtant je n’ai pas la sensation de manquer de quoi que ce soit. Au contraire. Réduire ne veut pas dire se priver en qualité ou en quantité. Réduire signifie réfléchir ses achats, acheter en cas de besoin un vêtement qui nous plait vraiment, un basique qui puisse passer les saisons et les modes.

C’est vrai que nous allons encore dans des grandes enseignes pour quelques pièces. Nous ne sommes pas irréprochables et c’est encore parfois plus « facile » d’y faire vite un détour en cas de besoin. Cependant, je tiens à jour une liste de nos besoins sur mon téléphone (une paire de basket, un t-shirt noir, etc)  et je la consulte avant chaque passage en caisse avec la fameuse question « En ai-je vraiment besoin ? » Nous avons, grâce à cette méthode, déjà évité de nombreux achats compulsifs.

FAIR’ACT signifie pour nous être conscients de notre manière de consommer qui doit être en accord avec nos valeurs. Réduire nos achats vestimentaires nous a permis de dégager du temps (moins de lessives, moins de rangement) pour profiter de choses qui n’ont pas de prix, comme une balade en forêt.

Qui a dit que la broderie
c’est pour les vieux ?

Merci à Paulin pour sa créativité !

Paulin, 17 ans,
Lausanne (VD)

Un jour, dans l’atelier de costumes de ma mère, j’ai aperçu puis emmené avec moi une chemise bleue, épaisse, qui allait – j’en étais convaincu – enrichir ma garde-robe.

Excité et réjoui, je l’emporte rapidement chez moi et la dépose avec soin sur un cintre. Mais soudain, horreur : je constate avec effroi une tache de colle totalement immonde et indélébile qui salit le dos de ma chemise…

Le doute s’installe, les interrogations, la remise en question et la perte d’espoir. Cette chemise ne pourra-t-elle jamais être portée? Dois-je déjà dire adieu à cette pièce rare que je voyais briller parmi mes pantalons et mes chaussettes?

C’est à ce moment précis qu’intervient l’élan et l’enthousiasme. Au lieu de jeter la chemise, ma mère me suggère de recouvrir la répugnante tache de colle par une douce et délicate broderie. Je suis séduit par la proposition et me mets au travail. Je me munis alors de matériel de base, de fils et d’aiguilles, et entreprends avec courage et détermination la création d’une rose (oui, une rose) brodée, faite de couleurs subtiles et variées.

En m’inspirant, sur Internet, de modèles, de collections et d’esthétiques, je parviens à réaliser une somptueuse broderie, à sauver ma chemise, et à personnaliser un vêtement.

Et grâce à cette touche d’artisanat, l’habit devient inédit, et mon style est plus riche, plus subtil et plus original.  D’ailleurs, j’ai à ce jour élargi la pratique de la broderie aux jeans et aux chaussettes !



FAIR’ACT est fier de vous présenter
son premier témoignage.

Merci à Shashi pour son enthousiasme !

Shashi, 35 ans,
Vufflens-la-Ville (VD)

Comme tout le monde, je suis consommatrice de vêtements. Jusqu’il y a peu – et ça me fait bizarre de l’avouer -, j’avais pour habitude d’acheter sans me renseigner sur la provenance ou la traçabilité de l’habit.. Je me suis toujours dit que si tout le monde faisait ainsi il n’y avait pas de raison que je fasse différemment. Mais c’était une erreur. Il s’agit justement de modifier sa propre conscience et de sortir du « faire comme tout le monde » pour aller vers un « agir ensemble »…

Née en Suisse et originaire de l’île-Maurice, je suis sensible à la migration, au mouvement des objets, des vêtements et des individus. Mais je trouvais important de correspondre à une image de mode actuelle, ce qui m’empêchait d’aller plus loin dans mes réflexions. Je me maintenais dans ce confort en évitant de penser à tout ce que ce phénomène engendrait et détruisait : les personnes qui travaillent tout au long de la chaîne de production, leurs conditions de vie, de travail, d’hygiène, le transport, etc. Tout ça pour un bout de tissu…

Désormais, je me renseigne, je regarde les étiquettes des vêtements, discute avec les vendeurs, les questionne et veille à acheter un vêtement seulement lorsque c’est vraiment nécessaire. Je tâche également de multiplier les échanges de vêtements.

Je suis par ailleurs très engagée au sein d’une société de gymnastique. C’est magnifique de voir les performances sur scène des gymnastes et de leurs vêtements de couleurs ! Mes réflexions m’ont également conduit à questionner la provenance de cette masse d’habits. Là également, il est désormais important pour moi, lors du prochain changement des tenues, de mieux me renseigner pour garantir une certaine traçabilité et éthique de leur production. J’ai ainsi apprécié pouvoir contacter FAIR’ACT pour en discuter et essayer de trouver des pistes d’amélioration.

Aujourd’hui, je me rends compte que changer sa façon de penser et vouloir se renseigner sur la provenance des vêtements, c’est un pas énorme. Faire différemment pour les prochains achats, c’est le message simple et positif que je transmets à mon entourage.. Cela a été un nouveau déclic. J’essaie de faire évoluer notre façon de vivre et de « faire acte » au sein de la famille. Le vélo est plus utilisé, le marché bio le plus proche est plus fréquenté, de la nourriture bio et/ou locale est majoritaire dans notre frigo, les notions d’écologie sont discutées avec nos enfants, je ne fréquente plus certaines chaînes de magasin de vêtements, je m’assure de la provenance des vêtements, j’essaie de moins consommer et de faire tourner les habits entre les personnes, je cherche différentes manières de réutiliser du PET, du carton et d’autres matières afin de les recycler sous d’autres formes chaque fois que c’est possible.

Je me sens aussi mieux avec ma conscience. Des petits gestes pour penser plus loin…

FAIR’ACT à la Fashion Revolution Day à Sierre

Images de notre photomaton installé lors de la Fashion Revolution Day à Sierre, le 21 avril 2018

FAIR’ACT ensemble, la première fois c’était le 8 avril 2017 !

Images de notre photomaton installé lors de l’inauguration de fairact.org, dans la boutique ateapic à Lausanne.

* C’est scientifiquement prouvé : votre geste va inciter d’autres et ainsi démultiplier votre engagement !